L’homme politique congolais Seth Kikuni a été interpellé samedi à son arrivée à l’aéroport international de N’Djili, à Kinshasa. Selon plusieurs sources concordantes, dont le député Claudel Lubaya, son passeport aurait été confisqué par des agents de la Direction générale des migrations (DGM) avant qu’il ne soit emmené par des individus se réclamant de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et de la DEMIAP, les services de renseignement militaire.
L’opposant était arrivé à bord d’un vol régulier de Kenya Airways en provenance de Nairobi. Ses collaborateurs, présents à l’aéroport pour l’accueillir, indiquent avoir perdu tout contact avec lui peu après son passage aux services d’immigration.
Aucune communication officielle n’a été faite par les autorités sur les circonstances de cette interpellation. Contactée, la DGM n’a pas souhaité réagir, tandis que ni l’ANR ni la DEMIAP n’ont confirmé leur implication.
Sur les réseaux sociaux, plusieurs responsables politiques et militants des droits humains ont exprimé leur préoccupation. Claudel Lubaya, député d’opposition, a dénoncé « une disparition arbitraire » et appelé à la « libération immédiate » de Seth Kikuni.
Ancien candidat à l’élection présidentielle de 2018, Seth Kikuni est connu pour ses positions critiques envers le pouvoir en place. Son interpellation intervient dans un contexte politique tendu, marqué par des tensions persistantes entre le gouvernement et l’opposition à l’approche des prochaines échéances électorales.
Joël Tshim’s







