Véron Mosengo-Omba, candidat à la présidence de la Fédération congolaise de football association (FECOFA), a présenté lundi à Kinshasa son programme de développement du football congolais pour la période 2026-2030. Ce projet prévoit un investissement global estimé à 25,6 millions de dollars américains sur quatre ans.
L’ancien secrétaire général de la Confédération africaine de football (CAF) ambitionne de relancer le football national à travers plusieurs priorités, notamment la gouvernance, les infrastructures sportives, la formation et le développement du football de base.
D’après les projections dévoilées, le financement du programme proviendrait essentiellement du programme FIFA Forward, des appuis de la CAF, des revenus propres de la FECOFA ainsi que des partenariats publics. Ces derniers représenteraient la plus importante source de financement avec 16 millions USD attendus.
Le plan prévoit une moyenne annuelle de 6,4 millions USD destinée au soutien des équipes nationales, à l’organisation des compétitions nationales et provinciales, à la formation des jeunes ainsi qu’au développement du football féminin.
Dans la répartition budgétaire, 5 millions USD seraient consacrés aux sélections nationales pour leur préparation et leur participation aux compétitions internationales. Les compétitions nationales et le football de base bénéficieraient chacun d’une enveloppe de 4 millions USD.
Le football féminin recevrait un financement de 3 millions USD afin de renforcer le championnat, la formation et l’encadrement des joueuses. En matière d’infrastructures, 2,3 millions USD sont prévus pour la création d’un centre technique national et l’aménagement de terrains de proximité.
Le projet accorde également une place importante à la formation technique. Un budget de 1,5 million USD devrait être affecté à la formation des entraîneurs à travers les programmes CAF et FIFA, tandis que la Direction technique nationale disposerait de 1,2 million USD pour renforcer sa structuration.
Sur le plan administratif, le candidat promet des réformes axées sur la transparence et la modernisation de la FECOFA. Une enveloppe de 800 000 USD est prévue pour les audits, la digitalisation et les réformes institutionnelles. Le secteur de l’arbitrage devrait bénéficier du même montant, notamment pour accompagner l’introduction progressive de la VAR.
Le calendrier budgétaire prévoit une augmentation progressive des investissements entre 2026 et 2029, avec des dépenses estimées à 5,5 millions USD la première année avant d’atteindre 7,6 millions USD en 2029.
Enfin, Véron Mosengo-Omba s’engage à instaurer plusieurs mécanismes de contrôle financier, dont un audit indépendant annuel, la publication des comptes et un suivi renforcé des fonds issus de la FIFA et de la CAF.
Joël Tshim’s







