La présidence congolaise a annoncé, lundi 8 septembre, l’envoi d’une mission gouvernementale à Uvira (Sud-Kivu), après les manifestations contre le général de brigade Olivier Gasita, commandant adjoint de la 33ᵉ région militaire, qui ont dégénéré en violences.
La décision a été prise lors d’une réunion interinstitutionnelle présidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, à Kinshasa. Y ont pris part notamment Vital Kamerhe, président de l’Assemblée nationale, Sama Lukonde, président du Sénat, la Première ministre Judith Suminwa et le président du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta.
« Le Chef de l’État est préoccupé par cette situation et y cherche des solutions à travers une mission gouvernementale diligentée à Uvira », a déclaré Vital Kamerhe à l’issue de la réunion.
Depuis le 2 septembre, Uvira est secouée par des actions de groupes Wazalendo, censés appuyer les FARDC dans la lutte contre la rébellion M23/AFC. Ces groupes rejettent la présence du général Gasita, qu’ils accusent de collusion avec les rebelles soutenus par le Rwanda.
Les FARDC ont, de leur côté, défendu leur officier, dénonçant des accusations « infondées » portées par des supplétifs armés dans un climat déjà tendu.
La manifestation du 8 septembre a viré au drame. Selon des sources locales, une personne a été tuée et au moins neuf autres blessées par balles lors de l’intervention de l’armée pour disperser la foule.
Les manifestants avaient auparavant déposé des mémorandums auprès des autorités locales, dont la mairie d’Uvira, avant que des tirs n’éclatent dans plusieurs quartiers.
Cette situation met en lumière la fragilité sécuritaire persistante dans l’Est du pays, où les frontières entre forces régulières et groupes armés supplétifs restent floues. La mission gouvernementale attendue à Uvira devra non seulement restaurer le calme, mais aussi rétablir la confiance entre la population, l’armée et ses alliés locaux.
Joël Tshim’s







