La controverse autour de la détention prolongée de plusieurs cadres politiques, dont Aubin Minaku et Ramazani Shadary, continue d’alimenter les débats au sein de la classe politique congolaise et de la société civile.
Dans une tribune rendue publique, l’ancien député Claudel Lubaya s’est exprimé sur la situation de plusieurs personnalités politiques, parmi lesquelles Aubin Minaku, Ramazani Shadary et certains de leurs compagnons, détenus dans des conditions qui suscitent de nombreuses interrogations.
Selon lui, ces responsables sont privés de liberté depuis plus de sept mois, à la suite d’interpellations intervenues dans un contexte politique tendu. Il affirme notamment que leurs familles ainsi que leurs avocats ne disposeraient pas d’informations complètes et officielles sur les charges retenues contre eux ni sur leurs lieux exacts de détention.
Pour Claudel Lubaya, cette situation soulève des préoccupations quant au respect des principes de l’État de droit, notamment en matière de transparence des procédures judiciaires, de droit à la défense et de garanties d’un procès équitable. Il souligne que toute privation de liberté doit être encadrée par des mécanismes légaux clairs et accessibles.
Dans sa prise de position, il estime que les conditions dans lesquelles ces détentions sont menées traduisent un déficit de communication judiciaire et un manque de transparence institutionnelle. Il appelle au respect des droits fondamentaux des personnes poursuivies, indépendamment de la nature des faits qui pourraient leur être reprochés.
Cette déclaration intervient alors que plusieurs voix au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique à laquelle appartient Ramazani Shadary, ont dénoncé, le 24 juin dernier, des arrestations qu’elles jugent contestables visant certains de leurs cadres, dans le contexte de la relance des activités politiques du parti à Kinshasa.
À ce jour, aucune communication officielle détaillée des autorités judiciaires n’a permis d’établir publiquement les charges précises retenues contre les personnes concernées ni de clarifier de manière exhaustive leurs conditions de détention.
Caroline Kaja







