Mike Isem répond à Augustin Kabuya : « Étienne Tshisekedi avait quel mandat pour parler au nom du peuple ? »

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La controverse autour de la déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) sur le projet de révision constitutionnelle continue de faire réagir. Après qu’Augustin Kabuya a publiquement rejeté la position des évêques catholiques, Mike Isem, secrétaire national de l’ECiDé, lui a adressé une réplique cinglante.

Dans une publication relayée sur les réseaux sociaux, le cadre du parti de Martin Fayulu a contesté les critiques formulées par le secrétaire général de l’UDPS contre la CENCO, tout en rappelant le rôle historique joué par certaines figures politiques dans les combats démocratiques du pays.

« Réponse du berger à la bergère : Étienne Tshisekedi wa Mulumba avait quel mandat pour parler au nom du Peuple ! Élevons le niveau s’il vous plaît pour nous éviter le scandale », a écrit Mike Isem.

À travers cette déclaration, il répond indirectement aux arguments avancés par Augustin Kabuya, qui avait remis en question la légitimité de certains acteurs à s’exprimer au nom du peuple congolais.

Pour Mike Isem, l’histoire politique de la RDC démontre que la défense des aspirations populaires ne dépend pas uniquement d’un mandat institutionnel ou électif.

Cette passe d’armes intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour du projet de révision constitutionnelle. Dans leur récente déclaration, les évêques de la CENCO ont réaffirmé leur opposition à toute modification susceptible de remettre en cause la limitation des mandats présidentiels, une position qui a suscité de nombreuses réactions au sein de la majorité présidentielle.

Alors que les échanges se durcissent entre les différents acteurs politiques, le débat sur l’avenir de la Constitution congolaise continue de polariser l’opinion publique, à l’approche d’échéances politiques importantes pour le pays.

Josue Lelo

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