Le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya, est monté au créneau pour défendre les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi, accusé par certains acteurs politiques d’avoir tenu des propos déplacés à l’égard de son prédécesseur, Joseph Kabila.
Réagissant aux critiques suscitées par l’emploi du terme « chien » dans une intervention du chef de l’État, Augustin Kabuya a estimé que la polémique était entretenue à des fins politiques par les adversaires du pouvoir.
Selon lui, ceux qui dénoncent aujourd’hui les propos de Félix Tshisekedi oublient volontairement certaines déclarations attribuées à Joseph Kabila lorsqu’il était au pouvoir.
« Kabila, quand on lui posait des questions sur Tshisekedi, il répondait toujours : “Les chiens aboient, la caravane passe”. Maintenant, il traitait qui des chiens ? », a lancé le patron de l’UDPS devant des militants de son parti.
Pour Augustin Kabuya, les réactions indignées observées dans les rangs de l’opposition traduisent une lecture sélective de l’histoire politique récente du pays. Il soutient que les proches de l’ancien président n’avaient jamais dénoncé cette formule pourtant régulièrement utilisée dans le débat public congolais.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par une vive controverse autour des propos tenus par Félix Tshisekedi lors de son séjour aux États-Unis. Plusieurs figures de l’opposition, dont certains anciens alliés du président, ont jugé le langage utilisé incompatible avec la dignité de la fonction présidentielle et ont appelé le chef de l’État à clarifier ses intentions.
À l’inverse, les cadres de l’UDPS estiment que les déclarations du président ont été sorties de leur contexte et font l’objet d’une exploitation politique. Pour eux, les critiques visent davantage à affaiblir le chef de l’État qu’à défendre les principes de respect institutionnel.
Alors que la polémique continue d’alimenter les débats sur la scène politique congolaise, les propos d’Augustin Kabuya risquent de raviver davantage les tensions entre la majorité présidentielle et les proches de l’ancien président Joseph Kabila.
Une confrontation verbale qui illustre la persistance des clivages politiques entre les deux camps, malgré les années écoulées depuis l’alternance de 2019.
Josue Lelo






