Face à l’intensification des discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo, l’Église du Christ au Congo (ECC) a pris position en faveur d’une approche fondée sur le dialogue, la concertation et la recherche du consensus.
Dans une déclaration rendue publique, cette importante plateforme ecclésiastique invite les acteurs politiques, sociaux et institutionnels à privilégier la sagesse et la responsabilité dans la gestion de ce dossier sensible. L’ECC encourage les différentes parties à s’inspirer de l’exemple biblique de la sagesse du roi Salomon, relaté dans le livre de 1 Rois 3:16-28, ainsi que des traditions africaines de résolution pacifique des différends symbolisées par « l’arbre à palabres ».
Selon l’Église, le contexte politique actuel requiert un climat d’apaisement propice à des échanges constructifs. Elle estime que la tenue d’un dialogue démocratique national inclusif constitue le cadre le plus approprié pour examiner les questions liées à l’avenir institutionnel du pays et aux éventuelles réformes constitutionnelles.
L’ECC souligne, à cet effet, l’importance de mettre en place un espace de concertation capable de réunir l’ensemble des forces vives de la nation, sans exclusion. Un tel cadre, soutient-elle, permettrait d’aborder les enjeux constitutionnels dans un esprit de responsabilité, de transparence et de cohésion nationale.
Dans son message, l’organisation rappelle également que toute initiative de révision de la Constitution doit s’inscrire dans le strict respect des dispositions légales en vigueur. Elle cite notamment les articles 5, 218, 219 et 220 de la Loi fondamentale, qui définissent les procédures de révision ainsi que les matières soustraites à toute modification.
À travers cette prise de position, l’Église du Christ au Congo réaffirme son engagement en faveur de la paix, de l’unité nationale et de la stabilité des institutions. Elle exhorte les acteurs concernés à privilégier le dialogue et l’écoutie mutuelle afin de préserver la cohésion du pays face aux défis institutionnels actuels.
Loule Kitoko







