L’opposant Emery Okundji a lancé ce mercredi une violente charge politique contre le pouvoir en place, accusant le régime du président Félix Tshisekedi, qu’il désigne comme le « régime Tshilombo », de violer délibérément la Constitution à travers la proposition de loi sur le référendum actuellement examinée à l’Assemblée nationale.
Dans une déclaration aux mots particulièrement durs, Emery Okundji affirme que « le régime actuel n’a jamais respecté la constitution depuis son avènement au pouvoir jusqu’à ce jour ». Selon lui, « il dirige le Pays en marge de la constitution et des lois de la République, et les exemples sont légions».
L’opposant estime que la proposition de loi en examen à l’Assemblée nationale est « en contradiction flagrante avec la constitution ».
« Cette proposition est en contradiction flagrante avec la constitution, mais elle est entrain d’être examiné pour assouvir aux appétits d’un groupe des gens qui veulent se cramponner au pouvoir en instaurant une dictature féroce », déclare-t-il.
Dans sa déclaration, Emery Okundji rappelle que la Constitution congolaise ne prévoit le recours au référendum que dans trois cas précis : « la révision constitutionnelle conformément aux articles 219 et 220, le transfert de la capitale et l’échange ou la jonction des territoires ».
Selon lui, « l’opinion nationale et internationale constaterons avec amertume que la cause pour laquelle l’on s’époumone pour organiser le referendum à ce jour, malgré la guerre qui déchire le pays dans sa partie orientale n’est pas prévu par notre constitution ».
L’ancien député qualifie ainsi cette démarche de « violation intentionnelle et manifeste de la constitution, constitutive de l’infraction politique de haute trahison ».
Poursuivant sa charge, Emery Okundji affirme que « le peuple congolais en général, jaloux de sa constitution, jaloux de préserver les acquis démocratiques qu’il a obtenu au prix du sang, terrassé par une misère indescriptible auquel ce régime l’a soumis, se met aujourd’hui débout pour la défendre devant une minorité oligarchique, despotique et cupide qui se bat mordicus pour préserver leurs intérêts égoïstes ».
« Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est la préservation des intérêts d’un clan au détriment de tout un peuple », insiste-t-il.
Enfin, au nom de la Coalition Article 64 (C64) pour la défense de l’ordre constitutionnel, Emery Okundji appelle les Congolais à « barrer la route à ce coup d’Etat constitutionnel organisé par le régime de Monsieur TSHILOMBO » en observant « scrupuleusement » une journée ville morte décrétée le mercredi 03 juin 2026 sur toute l’étendue du territoire national.







