La chanteuse congolaise Rebo Tchulo comparaîtra ce jeudi 28 mai devant le Tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema dans une affaire devenue l’un des sujets les plus commentés sur les réseaux sociaux ces derniers jours en RDC.
L’artiste devra répondre, aux côtés de plusieurs militaires des FARDC, des faits liés à une scène de violence filmée puis largement diffusée en ligne. Les audiences se tiendront en procédure foraine sous haute attention médiatique.
D’après des informations proches du dossier, treize militaires seront jugés pour divers faits présumés, notamment des actes de torture, d’extorsion et des manquements à la discipline militaire. D’autres personnes citées dans l’enquête seraient encore introuvables.
La chanteuse, de son côté, est soupçonnée d’avoir encouragé des éléments des FARDC à poser des actes contraires aux lois et règlements militaires.
Une vidéo qui a provoqué l’indignation
L’affaire trouve son origine dans une vidéo devenue virale montrant un jeune homme présenté comme un présumé voleur entouré de militaires et soumis à des violences. La présence de Rebo Tchulo dans la séquence avait rapidement alimenté la polémique.
Les images avaient provoqué de nombreuses réactions d’indignation dans l’opinion publique, plusieurs internautes dénonçant l’implication de militaires dans une affaire relevant normalement de la justice civile.
Face à l’ampleur de la controverse, les autorités militaires avaient annoncé l’ouverture d’investigations afin d’identifier les responsabilités des personnes visibles dans la vidéo.
Un dossier sensible pour la justice militaire
Ce procès est considéré par plusieurs observateurs comme un dossier sensible pour la justice congolaise, en raison de la notoriété de l’artiste mais aussi des accusations visant des membres des forces armées.
Des organisations de défense des droits humains suivent également cette affaire de près et espèrent que les audiences permettront de clarifier les circonstances exactes des faits.
Les premiers débats devant le Tribunal militaire devraient notamment porter sur le rôle joué par chaque prévenu dans cette affaire qui continue de susciter de vives réactions à Kinshasa.







