Invité sur les antennes de Top Congo FM, le pasteur et chantre gospel Moïse Mbiye s’est exprimé sur la question sensible du changement de la Constitution en République démocratique du Congo, appelant à une réflexion axée sur l’intérêt général plutôt que sur des considérations individuelles.
Dans son intervention, Moïse Mbiye a d’abord rappelé qu’il prie régulièrement pour les autorités du pays, notamment pour le chef de l’État. Toutefois, il estime que le débat actuel ne devrait pas être réduit à la personne du président de la République.
Selon lui, toute réforme constitutionnelle doit être envisagée dans une logique collective et non personnalisée. Il met en garde contre une approche qui consisterait à justifier un éventuel changement uniquement pour accompagner le pouvoir en place.
« Je prie pour le Chef de l’État. Le débat ne doit pas tourner autour d’une seule personne, que l’on soit pour ou contre le changement. Nous ne devons pas changer uniquement pour accompagner le Chef de l’État. C’est justement là le problème : le changement ne doit pas être motivé par l’intérêt d’un individu, mais par celui du peuple », a-t-il déclaré.
Le pasteur a insisté sur la responsabilité des acteurs religieux dans ce débat national, estimant que l’Église doit se positionner en faveur du bien-être de la population. Pour lui, toute prise de position doit être guidée par la recherche de la paix, du développement et de l’avenir du peuple congolais.
« Si ce changement vise réellement le bien-être du peuple, sa paix et son avenir, alors nous, en tant qu’Église, devons nous exprimer dans l’intérêt du peuple. L’Église doit travailler pour le peuple », a-t-il ajouté.
Cette prise de position intervient alors que les discussions autour d’une éventuelle révision de la Constitution continuent de susciter des réactions contrastées au sein de la classe politique et des leaders d’opinion en RDC.
Loule Kitoko






