La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et de la Nouvelle citoyenneté, Raïssa Malu, a lancé ce lundi 11 mai, l’atelier de revue à mi-parcours du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles (PAAF), en présence du ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, Guylain Nyembo. Cette étape d’évaluation intervient dans un contexte où les autorités entendent renforcer l’efficacité des politiques éducatives en faveur des jeunes filles.
Dans son allocution, Raïssa Malu a tenu à cadrer les enjeux de ces assises, insistant sur le fait qu’il ne s’agit pas d’un exercice administratif de routine. Elle a inscrit cette démarche dans la vision du chef de l’État, Félix Tshisekedi, qui , selon elle, place l’éducation et la promotion du genre au cœur de l’action publique. Elle a également rappelé les engagements du gouvernement dirigé par la Première ministre Judith Suminwa, en faveur d’un système éducatif plus performant, inclusif et orienté vers des արդյունats mesurables.
Dans son speech, Raïssa Malu a reconnu que la mise en œuvre du PAAF reste en deçà des attentes initiales. Une admission rare à ce niveau de responsabilité, qui traduit la volonté affichée d’introduire plus de rigueur dans la gestion des projets publics. La ministre a ainsi appelé à faire de cette revue un moment de vérité, fondé sur des échanges sans complaisance et un réengagement collectif autour de priorités clairement définies.
Deux axes structurants ont été mis en avant , d’une part, la nécessité de concentrer les investissements sur des actions à fort impact, et d’autre part, l’intégration systémique des interventions pour éviter la dispersion des efforts. Une approche qui vise à corriger les faiblesses structurelles souvent observées dans l’exécution des programmes financés avec l’appui des partenaires.
A cette opportunité, les participants ont été invités à structurer leurs travaux autour de trois exigences, à savoir, une objectivité rigoureuse dans l’identification des blocages, la capitalisation des acquis pour tirer des enseignements concrets, et une priorisation stratégique afin d’opérer les ajustements nécessaires. Autrement dit, passer d’un diagnostic général à des décisions opérationnelles.
Prévue jusqu’au 15 mai, cette revue à mi-parcours du PAAF devrait permettre de redéfinir les orientations du projet pour la phase restante. Reste à savoir si cet exercice d’évaluation débouchera sur des corrections effectives ou s’il s’ajoutera à la longue liste des revues sans impact tangible sur le terrain.
Mathieu Kayemba
Éducation : Raïssa Malu lance la revue stratégique du Projet d’Apprentissage et d’Autonomisation des Filles(PAAF)






