Le parti politique Leadership et Gouvernance pour le Développement (LGD) affirme avoir été victime d’une attaque violente perpétrée par des militants de la Force du Progrès, mouvement associé à Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), samedi 9 mai 2026, à son siège national situé sur l’avenue Nguma, dans le quartier Macampagne, dans la commune de Ngaliema à Kinshasa.
Dans un communiqué signé par Tshiamala Manyiku Franklin et rendu public ce dimanche 10 mai, le LGD indique que l’incident s’est produit aux environs de 13 heures, alors qu’une messe d’action de grâce était organisée à l’occasion du quatrième anniversaire du parti. Plusieurs membres, cadres et invités prenaient part à cette cérémonie au moment des faits.
Selon le parti, les assaillants se sont introduits de force dans l’enceinte du siège après avoir endommagé la porte principale de la clôture. Le LGD affirme que ses militants et sympathisants ont tenté de repousser les assaillants avant l’intervention des éléments de la Police affectés à la garde de l’ANR, située à proximité du siège du parti.
Le bilan provisoire communiqué par le LGD fait état de plusieurs blessés, dont deux dans un état grave. Le parti rapporte également d’importants dégâts matériels, notamment sept téléphones portables emportés, deux ordinateurs portables volés ainsi que plusieurs chaises et autres biens détruits.
Dans son communiqué, le LGD condamne « avec la plus grande fermeté » ce qu’il qualifie d’« acte de violence politique, d’intimidation et de barbarie ». La formation politique estime que cette attaque constitue une atteinte grave aux libertés fondamentales garanties par la Constitution, notamment la liberté d’association, la liberté de réunion ainsi que l’exercice démocratique des activités politiques.
Le parti évoque par ailleurs un contexte national marqué par des tensions sécuritaires, sociales et politiques. Selon lui, le recours à la violence contre une formation politique de l’opposition traduit « une dangereuse dérive autoritaire et antidémocratique ».
Le LGD appelle ainsi les autorités compétentes à ouvrir « sans délai » une enquête indépendante et impartiale afin d’identifier et de traduire en justice les auteurs présumés de cette agression.
Malgré cette situation, la formation politique réaffirme sa détermination à poursuivre « son combat républicain et démocratique » pour la défense de la Constitution, de l’État de droit et des libertés publiques.
« Aucune intimidation, aucune violence, aucune menace ne fera taire le LGD ni ne l’empêchera de poursuivre sa lutte politique dans le respect des lois de la République » peut-on lire dans le communiqué.
Jusqu’à présent, aucune réaction officielle de l’UDPS n’a encore été rendue publique au sujet de ces accusations portées par le LGD.
Caroline kaja







