La marche organisée ce lundi à Kinshasa par l’Union pour la démocratie et le progrès social pour soutenir les sanctions américaines visant l’ancien président Joseph Kabila s’est achevée sur l’esplanade du Palais du Peuple, où le secrétaire général du parti, Augustin Kabuya, a prononcé un discours offensif.
Devant plusieurs militants et sympathisants réunis pour l’occasion, le patron de l’UDPS a salué les récentes décisions prises par l’administration du président Donald Trump à l’encontre de Joseph Kabila, estimant qu’elles constituent une avancée majeure dans la lutte contre les acteurs accusés de déstabiliser l’est de la République démocratique du Congo.
Dans son intervention, Augustin Kabuya a appelé les autorités américaines à aller plus loin en engageant, selon lui, des poursuites judiciaires internationales contre l’ancien chef de l’État, qu’il accuse d’être impliqué dans l’instabilité persistante observée dans la partie orientale du pays.
Le secrétaire général de l’UDPS a également présenté cette mobilisation comme une démonstration de soutien populaire au président Félix Tshisekedi, affirmant que les participants entendaient exprimer leur adhésion aux efforts engagés par le pouvoir en place face à la crise sécuritaire.
Sur place, plusieurs manifestants ont aussi plaidé pour un élargissement des sanctions internationales, réclamant notamment des mesures contre le président rwandais Paul Kagame, accusé par certains participants de soutenir les groupes rebelles actifs dans l’est congolais.
À l’issue de la manifestation, une délégation de personnalités présentes à la marche devait se rendre à l’ambassade des États-Unis sous la conduite d’Augustin Kabuya afin d’y déposer un mémorandum de remerciement adressé à l’administration américaine.
Débutée à 10 heures, la marche s’est achevée aux alentours de midi sans incident majeur. Encadrée par la Police nationale congolaise, elle s’est déroulée dans un climat globalement calme jusqu’au point de chute situé au Palais du Peuple.
Cette mobilisation intervient dans un contexte politique marqué par une forte polarisation autour des sanctions américaines contre Joseph Kabila, lesquelles continuent d’alimenter les tensions au sein de la classe politique congolaise.







