L’intervention de la Première ministre congolaise, Judith Suminwa Tuluka sur le plateau de TV5 Monde continue de susciter de vives réactions au sein de la classe politique. Parmi les voix les plus critiques, celle de Claudel Lubaya, qui n’a pas mâché ses mots pour qualifier cette sortie médiatique.
Selon l’opposant, ce qui devait être un exercice de clarification autour de la question sensible de l’accueil de migrants en République démocratique du Congo s’est transformé en démonstration d’impréparation. Il pointe un décalage préoccupant entre les responsabilités de la cheffe du gouvernement et sa maîtrise des dossiers abordés.
Face aux questions jugées élémentaires, la Première ministre aurait peiné à présenter une ligne cohérente, suscitant incompréhension et malaise.
En particulier, la justification évoquant un service rendu aux États-Unis a été vivement critiquée. Pour Claudel Lubaya, une telle déclaration soulève des interrogations fondamentales sur la souveraineté des choix en matière de politique migratoire.
L’absence de données concrètes a également été relevée, aucune précision sur la nationalité des migrants concernés, leur statut juridique, les modalités de leur accueil ou encore la durée de leur séjour sur le territoire congolais.
Au-delà de cette séquence médiatique, l’ancien député dénonce un déséquilibre institutionnel. Il évoque l’existence d’un gouvernement parallèle concentré à la présidence, reléguant la Primature à un rôle secondaire.
Dans cette configuration, la fonction de Première ministre apparaîtrait, selon lui, affaiblie et déconnectée de la réalité du pouvoir exécutif.
Cette sortie médiatique relance ainsi le débat sur la gouvernance, la transparence et la cohérence de l’action publique en RDC, dans un contexte où les attentes de la population restent élevées face aux enjeux nationaux et internationaux.
Josue Lelo







