Kinshasa, 5 juin 2026 – L’opposant Jean-Marc Kabund-a-Kabund est sorti de son silence ce vendredi après l’attaque du siège de son parti, l’Alliance pour le Changement (A.Ch), survenue le 3 juin dernier à Kinshasa. L’ancien président intérimaire de l’UDPS attribue cet incident à des éléments de la « Force du Progrès », structure de mobilisation des militants du parti présidentiel.
Dans une déclaration à forte portée politique, Jean-Marc Kabund a dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’intimidation visant les forces de l’opposition. Tout en rappelant son passé au sein de l’UDPS, il a tenu à souligner qu’il demeure reconnaissant envers la formation politique fondée par le défunt Étienne Tshisekedi.
« L’UDPS m’a formé politiquement et je ne l’oublierai jamais », a-t-il affirmé, avant de lancer une sévère mise en garde aux responsables actuels du parti au pouvoir.
Selon lui, les violences dirigées contre son parti risquent d’aggraver davantage les tensions politiques dans le pays. « Toute patience a ses limites », a averti l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale, exhortant les dirigeants de l’UDPS à mettre fin aux actes d’intimidation et aux provocations.
Jean-Marc Kabund estime que la répétition de tels incidents pourrait conduire à une escalade dangereuse entre militants de différentes formations politiques. Il appelle ainsi les autorités à privilégier le dialogue démocratique et le respect des libertés politiques plutôt que la confrontation.
Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par de fortes tensions autour du débat sur la révision constitutionnelle et des récentes mobilisations de l’opposition à Kinshasa.







