La ville de Goma, dans le Nord-Kivu, a été la cible récente de frappes de drones, provoquant des pertes humaines, dont une travailleuse humanitaire française de l’UNICEF, et des dégâts matériels. Ces événements suscitent de vives réactions à l’international.
Le vice-Premier ministre belge et ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, a condamné ces attaques dans un message publié sur X ce mercredi 11 mars. Il a dénoncé la multiplication de ce type d’opérations militaires, qu’il considère comme une violation flagrante du cessez-le-feu par les différentes parties au conflit.
D’après Maxime Prévot, les frappes survenues dans la matinée ont entraîné la mort de plusieurs civils, dont une humanitaire, et s’inscrivent dans un contexte où les attaques de drones se sont intensifiées malgré les engagements pris pour cesser les hostilités. Il a appelé à privilégier le dialogue et la négociation pour mettre un terme aux violences, en insistant sur la protection des travailleurs humanitaires. Il a également adressé ses condoléances aux familles des victimes.
La rébellion de l’AFC/M23, qui contrôle Goma ainsi que certaines zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, attribue ces frappes aux Forces armées de la RDC (FARDC). Selon un bilan provisoire communiqué par le mouvement, au moins trois personnes ont perdu la vie, tandis que d’autres informations devraient être publiées prochainement.
Ces incidents interviennent alors que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) signalait récemment une baisse des attaques contre les acteurs humanitaires dans l’est du pays, avec 37 incidents recensés en janvier 2026 contre 48 en décembre 2025.
Avant ces frappes, plusieurs partenaires internationaux Belgique, Danemark, France, Allemagne, Pays-Bas, Suède, Suisse, Royaume-Uni, États-Unis et Union européenne avaient exprimé leur inquiétude face aux violations répétées du cessez-le-feu dans l’est de la RDC. Ces engagements étaient liés aux accords de Washington du 4 décembre 2025 et aux discussions de Doha du 19 juillet 2025, visant à instaurer un arrêt durable des combats.
Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (GCI) a rappelé que l’utilisation de drones dans les opérations militaires constitue une menace sérieuse pour les populations civiles et a exhorté toutes les parties à reprendre les négociations, soulignant que le recours à la force ne résoudra pas le conflit.
Malgré les efforts diplomatiques, la situation reste tendue sur le terrain, avec des tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre le gouvernement congolais et la rébellion de l’AFC/M23.
Joël Tshim’s







