Sénat : accusé de manque de respect envers Tshisekedi, Bahati Lukwebo visé par une pétition

You are currently viewing Sénat : accusé de manque de respect envers Tshisekedi, Bahati Lukwebo visé par une pétition

À neuf jours de la rentrée parlementaire, le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, fait face à une pétition réclamant son départ du bureau de la chambre haute. Cette initiative intervient 24 heures après sa sortie médiatique dans laquelle il a exprimé une opposition ferme à l’idée de réviser ou de changer la Constitution, un projet soutenu par l’Union sacrée et le président Félix Tshisekedi.

À l’origine de cette démarche, le sénateur Dany Kabongo Bondanya estime que les propos de Bahati Lukwebo sont « pas du tout corrects » et constituent « un manque de respect » envers l’autorité morale de l’Union sacrée, incarnée par le chef de l’État.

« Comme membre du présidium de l’Union sacrée et dirigeant au Sénat, il aurait dû se référer à l’autorité morale avant de tenir de tels propos », a expliqué Kabongo Bondanya.

Il a également annoncé qu’il dévoilerait d’autres griefs justifiant la demande de départ du président de l’AFDC-A du bureau du Sénat.

Mercredi, lors d’une conférence de presse, Modeste Bahati Lukwebo avait qualifié de « faux débat » la révision de la Constitution. Selon lui, la loi fondamentale n’est pas un obstacle au développement ; ce sont plutôt « les hommes » qui ne la respectent pas. Il a ainsi appelé les partisans du changement constitutionnel à concentrer leurs efforts sur la satisfaction des besoins de la population congolaise.

Cette prise de position a immédiatement suscité des réactions dans les rangs de l’Union sacrée. Le secrétaire général de l’UDPS, Déo Bizibu, a notamment rappelé que la vision du regroupement ne correspond pas à la position défendue par le président de l’AFDC-A.

La suite de cette tension politique sera scrutée de près à quelques jours de l’ouverture de la session parlementaire, où le sort de Modeste Bahati Lukwebo au sein du bureau du Sénat pourrait être débattu.

Loule Kitoko

Laisser un commentaire