Le Président de la République démocratique du Congo a appelé le Gouvernement à renforcer son engagement dans la campagne visant la reconnaissance, aux niveaux national et international, des génocides commis sur le territoire congolais. Félix Tshisekedi exige une impulsion nouvelle, plus structurée et plus visible, de cette démarche initiée par l’État congolais depuis l’an dernier.
Cette orientation a été réaffirmée lors du Conseil des ministres tenu le 30 janvier 2026 à Kinshasa, dans un contexte sécuritaire toujours préoccupant, marqué par la persistance des violences armées dans l’Est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, où plusieurs localités restent sous occupation de groupes rebelles.
Selon les autorités, le Chef de l’État attend du Gouvernement une coordination renforcée entre les institutions concernées. Sous la supervision de la Première ministre, plusieurs ministères stratégiques, notamment ceux en charge des Droits humains et de la Communication, sont appelés à porter un discours cohérent, harmonisé et crédible sur les scènes nationale et internationale.
Pour Félix Tshisekedi, cette démarche ne peut se limiter à des déclarations ponctuelles. Elle doit s’inscrire dans un processus continu, fondé sur la rigueur, la constance et la crédibilité, afin de répondre aux attentes légitimes des victimes et de leurs familles, mais aussi aux exigences de vérité, de justice et de mémoire.
Dans cette dynamique, la mise en place d’un mécanisme de suivi a été recommandée. Le ministère des Droits humains devra produire régulièrement des rapports d’évaluation, destinés à permettre aux plus hautes autorités d’ajuster la stratégie et d’orienter efficacement les actions à venir.
Le Chef de l’État a rappelé que la RDC continue de payer un lourd tribut aux crimes de masse perpétrés depuis plusieurs décennies, particulièrement dans sa partie orientale. Ces violences ont causé d’innombrables pertes humaines, des déplacements massifs de populations et une crise humanitaire persistante.
Face à cette réalité, Félix Tshisekedi réaffirme la détermination de son pays à faire reconnaître ces atrocités comme des actes de génocide, tant par le peuple congolais que par la communauté internationale. Selon lui, cette reconnaissance constitue une étape essentielle vers la justice, la réparation des préjudices et la préservation de la mémoire collective.
La stratégie nationale de plaidoyer, élaborée avec l’appui de plusieurs structures étatiques et partenaires institutionnels, existe déjà. Toutefois, les autorités estiment que son efficacité dépendra avant tout de sa mise en œuvre effective et de l’implication réelle de l’ensemble des acteurs concernés.
Cette position a également été réitérée lors de la récente commémoration du Genocost, consacrée aux crimes commis en RDC pour des motivations économiques. À cette occasion, le Président de la République avait annoncé le lancement prochain d’une offensive diplomatique destinée à sensibiliser les partenaires internationaux à la cause congolaise.
Enfin, Kinshasa continue d’exhorter la communauté internationale à assumer sa part de responsabilité historique dans les crises ayant déstabilisé l’Est du pays, notamment en soutenant les efforts de reconnaissance, de justice et de réparation portés par l’État congolais.
Joël Tshim’s







