Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont mis en échec une attaque menée à l’aide de drones kamikazes contre l’aéroport de Bangboka, à Kisangani, dans la province de la Tshopo. Les faits se sont produits dans la nuit du samedi 31 au dimanche 1ᵉʳ janvier, selon un communiqué du gouvernement provincial.
D’après les autorités, l’aéroport de Bangboka, situé à environ 17 kilomètres du centre-ville de Kisangani, a été la cible de plusieurs drones transportant des munitions non conventionnelles constituées de sous-munitions. Le gouvernement provincial attribue cette tentative d’attaque au Rwanda et à ses alliés de l’AFC/M23, dénonçant une « agression barbare, injuste et persistante » contre la République démocratique du Congo.
Grâce à une riposte rapide et coordonnée, les FARDC, appuyées par leurs partenaires sécuritaires, ont réussi à intercepter et à détruire huit drones avant qu’ils n’atteignent leur objectif. Les autorités provinciales précisent qu’aucune perte en vies humaines ni aucun dégât matériel majeur n’ont été enregistrés.
Le gouvernement de la Tshopo estime que cet acte hostile illustre, une fois de plus, la volonté du Rwanda de saper les efforts de paix, notamment en remettant en cause l’accord de paix récemment conclu à Washington.
Face à cette situation, les autorités provinciales appellent la communauté internationale à dépasser les simples condamnations de principe et à prendre des mesures concrètes et dissuasives afin de mettre fin à ce qu’elles qualifient d’agression prolongée contre la RDC. Elles exigent également le retrait immédiat des forces étrangères et de leurs alliés des territoires occupés.
Par ailleurs, les habitants des zones environnantes de l’aéroport de Bangboka, qui avaient commencé à quitter leurs domiciles par précaution, sont invités à regagner leurs habitations. Aucune mesure d’évacuation n’est jugée nécessaire à ce stade, la situation étant sous contrôle, rassurent les autorités provinciales.
Mathieu Kayemba







