Le gouvernement congolais affiche son optimisme face au redressement du franc congolais (FC), qui reprend de la vigueur face au dollar américain. Une dynamique saluée comme le reflet d’un climat politique et sécuritaire plus apaisé.
Il y a encore quelques semaines, le taux de change oscillait entre 2 800 et 2 900 FC pour un dollar. Aujourd’hui, sur le marché parallèle, le dollar s’échange entre 2 600 et 2 750 FC. Une amélioration notable qui, selon les autorités, témoigne d’un regain de confiance dans les institutions.
Lors de la 60ᵉ réunion du Conseil des ministres, le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur et de la Sécurité, Jacquemin Shabani, a souligné que cette tendance rassure la population, déjà portée par le plaidoyer du président Félix Tshisekedi à l’ONU pour la reconnaissance du génocide congolais.
Sécurité de proximité : cap sur les réformes
Le VPM a également mis l’accent sur la formation continue des cadres territoriaux et la vulgarisation des textes relatifs aux comités locaux de sécurité. Ce dispositif vise à renforcer l’implication des communautés dans la gestion sécuritaire de proximité. Les opérations de police dites « Ndobo » restent sous surveillance étroite du gouvernement.
Circulation à Kinshasa : les FARDC en renfort
Face à l’engorgement chronique des axes routiers de la capitale, une réunion stratégique tenue le 25 septembre avec la Police nationale congolaise a validé le déploiement d’unités mixtes. Dès ce lundi, des éléments des FARDC viendront appuyer la Police de circulation routière (PCR) pour fluidifier les grands carrefours de Kinshasa.
Catastrophes : une feuille de route adoptée
Enfin, le ministre Shabani a présenté les conclusions de l’atelier national sur la Politique de gestion des risques de catastrophes, tenu du 23 au 25 septembre. Le document a été validé, un projet de décret adopté, et une feuille de route tracée pour sa mise en œuvre dès octobre.
En conjuguant stabilité monétaire, réformes sécuritaires et anticipation des risques, l’exécutif congolais entend envoyer un signal fort : celui d’un pays résolu à restaurer la confiance et à consolider ses institutions.
Joël Tshim’s







