La République démocratique du Congo a décidé de renforcer son dispositif de lutte contre la maladie à virus Ebola, souche Bundibugyo, à travers une série de nouvelles mesures qualifiées de « strictes et renforcées ».
Ces décisions ont été annoncées jeudi 25 juin 2026 à l’issue d’une réunion présidée par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, avec la Task force nationale chargée de la riposte contre Ebola.
Parmi les mesures arrêtées figure un renforcement de la surveillance dans les zones touchées. La Police nationale congolaise (PNC) et les équipes sanitaires seront davantage mobilisées afin d’intensifier les contrôles, notamment la prise de température, les dispositifs d’hygiène et le lavage des mains autour des foyers épidémiques.
Les autorités ont également décidé de renforcer les protocoles d’isolement. Les contacts identifiés devront observer une période obligatoire de suivi de 21 jours, tandis que des restrictions de déplacement à l’étranger concernent les résidents des zones affectées.
Sur le volet humanitaire, le gouvernement a chargé la ministre des Affaires sociales de coordonner l’assistance dans les sites accueillant des déplacés. En parallèle, les travaux de mise en place des centres de traitement de proximité devront être accélérés.
Présent à cette rencontre, le gouverneur de Kinshasa, Daniel Bumba, a indiqué que la capitale congolaise ne comptait aucun cas d’Ebola à ce stade, selon les informations rapportées par la Présidence.
D’après les chiffres présentés par le ministre de la Santé, le docteur Roger Kamba, l’épidémie a déjà enregistré 1 100 cas confirmés, dont 277 décès, soit un taux de létalité de 26 %.
Face à l’évolution de la situation, les autorités sanitaires poursuivent le renforcement de la surveillance afin de limiter la propagation du virus et protéger les populations dans les zones concernées.
Caroline kaja







