Joseph Kabila s’oppose à toute révision constitutionnelle et met en garde contre une crise politique en RDC

You are currently viewing Joseph Kabila s’oppose à toute révision constitutionnelle et met en garde contre une crise politique en RDC

L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a vivement critiqué le projet de révision constitutionnelle porté par le pouvoir en place, qu’il considère comme une menace pour la démocratie, la stabilité du pays et l’alternance politique.

Dans un message adressé à la nation, l’ex-chef de l’État affirme que l’adoption de la loi référendaire par l’Assemblée nationale confirme la volonté des autorités de modifier la Constitution. Selon lui, cette démarche constitue une remise en cause du pacte républicain qui fonde l’unité nationale et garantit le fonctionnement démocratique des institutions.

Joseph Kabila rappelle avoir, dès mai 2025, alerté sur la dégradation de la situation politique et institutionnelle du pays. Il indique avoir proposé à l’époque une série de mesures destinées à restaurer la cohésion nationale et la paix, sans que ses recommandations ne soient suivies d’effets.

Dans son intervention, l’ancien président accuse le régime actuel de gouverner « de manière arrogante, liberticide et prédatrice », tout en dénonçant ce qu’il qualifie de violations répétées des règles constitutionnelles. Il estime que le projet de révision ouvre la voie à une concentration excessive du pouvoir et risque de compromettre les mécanismes démocratiques de succession à la tête de l’État.

L’ancien chef de l’État affirme également que la République démocratique du Congo se dirige vers une situation de forte instabilité. Il réitère sa mise en garde contre un risque de « soudanisation » du pays, évoquant la possibilité d’une fragmentation politique et institutionnelle si aucune mesure corrective n’est prise.

Pour Joseph Kabila, les enjeux dépassent les clivages politiques et concernent directement l’avenir de la nation. Il appelle les citoyens à demeurer vigilants face aux évolutions politiques en cours et à participer à la défense des principes démocratiques.

Cette déclaration intervient alors que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue d’alimenter les discussions au sein de la classe politique congolaise. Si les partisans de cette réforme la présentent comme un instrument de modernisation des institutions, ses opposants y voient un risque de remise en cause des équilibres démocratiques établis par la Constitution actuelle.

Joël Tshim’s

Laisser un commentaire