Le ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Guillaume Ngefa, a dénoncé un vaste réseau de spoliation immobilière opérant dans la commune de la Gombe, à Kinshasa. Selon ses déclarations, près de 150 maisons auraient été illégalement occupées ou arrachées à leurs propriétaires légitimes.
Le patron de la Justice affirme que plusieurs personnalités influentes seraient citées dans ces dossiers, notamment certaines autorités publiques ainsi que des ministres honoraires. Une situation qu’il qualifie de grave atteinte au droit de propriété et à l’autorité de l’État.
« Parmi les bourreaux, on retrouve certaines autorités publiques, y compris des ministres honoraires », a déclaré Guillaume Ngefa, promettant des poursuites judiciaires contre les auteurs de ces pratiques.
Cette sortie intervient dans un contexte marqué par la multiplication des conflits fonciers dans la capitale congolaise, particulièrement dans les communes à forte valeur immobilière. La Gombe, centre administratif et économique de Kinshasa, figure parmi les zones les plus touchées par les litiges liés à la spoliation des biens immobiliers.
Le ministère de la Justice assure vouloir intensifier les enquêtes et renforcer les mécanismes de protection des propriétaires afin de mettre fin aux réseaux mafieux impliqués dans les expropriations illégales.
Alors que les victimes réclament justice et réparation, cette dénonciation remet au centre du débat la question de la gouvernance foncière et de l’impunité dans les affaires immobilières en République démocratique du Congo.
Josue Lelo







