Le ministère public a requis une peine de deux ans de servitude pénale principale contre Philémon Mambabwa, administrateur à l’Agence nationale de renseignements (ANR), poursuivi devant la juridiction militaire pour incitation de militaires à commettre des actes contraires à leurs obligations et à la discipline.
Selon l’accusation, les faits reprochés seraient liés à des comportements imputés à des membres des forces de sécurité à l’endroit de personnes présentées comme des proches de l’élue nationale Marie-Ange Mushobekwa. Le ministère public estime que l’attitude de l’accusé aurait contribué à encourager des agissements incompatibles avec les règles militaires en vigueur.
Pour justifier la peine requise, l’auditeur militaire a invoqué notamment le fait que Philémon Mambabwa est un délinquant primaire, un élément pris en compte dans l’appréciation de la sanction demandée.
Cette réquisition est toutefois perçue comme relativement clémente par certains observateurs, au regard de la gravité des faits allégués. Dans le même dossier, les policiers impliqués font face à des réquisitions plus lourdes. Le ministère public a en effet demandé trois ans de prison à leur encontre pour des faits présumés de torture.
Le tribunal militaire est désormais attendu pour se prononcer dans cette affaire qui met en lumière des questions sensibles liées à la discipline au sein des forces de sécurité et au respect des droits fondamentaux en République démocratique du Congo.
Joël Tshim’s







