Prenant la parole lors de la marche organisée par l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), en soutien aux sanctions américaines contre Joseph Kabila, Willy Bakonga a livré un discours à la fois offensif et engagé sur les enjeux sécuritaires et institutionnels du pays.
Dans son intervention, l’ancien ministre de l’éducation nationale a vivement dénoncé les violences persistantes dans l’Est de la République démocratique du Congo, qu’il attribue au Rwanda.
« Nous ne pouvons pas accepter que, pendant 30 ans, un pays comme le Rwanda nous agresse », a-t-il déclaré, évoquant un lourd bilan humain, des déplacements massifs de populations, ainsi que des atteintes graves aux droits humains.
Au-delà de la question sécuritaire, Willy Bakonga a également abordé le débat institutionnel en appelant à une mobilisation populaire en faveur d’un changement de la Constitution.
Selon lui, une telle réforme permettrait au président Félix Tshisekedi de poursuivre son action « jusqu’à la 4e République », estimant que « sa mission pour élever le Congo n’est pas encore terminée ».
Cette prise de position intervient dans un contexte politique sensible, où toute évocation de révision constitutionnelle suscite des réactions contrastées au sein de l’opinion publique et de la classe politique. Si certains y voient une nécessité pour adapter les institutions aux défis actuels, d’autres redoutent une remise en cause des équilibres démocratiques établis.
La déclaration de Willy Bakonga illustre ainsi la montée d’un discours politique mêlant revendications sécuritaires, soutien au pouvoir en place et perspectives de réformes institutionnelles majeures, à l’approche d’échéances politiques importantes pour le pays.
Josue Lelo







