La Direction de Gestion des Marchés de Kinshasa (DGMK) a apporté un démenti, ce dimanche 12 avril, sur les accusations faisant état de prétendues irrégularités financières dans le processus d’attribution des espaces commerciaux du nouveau marché central de Kinshasa, communément appelé Zando.
Dans un communiqué officiel, la DGMK affirme avoir pris connaissance, via certains médias en ligne, de ces allégations qu’elle qualifie d’« infondées » et de « mensongères ». L’institution dénonce une campagne de désinformation qu’elle attribue à des acteurs cherchant à « ternir l’image de l’Exécutif provincial et de ses services techniques ».
Selon la DGMK, le processus en cours respecte strictement les procédures établies par les autorités urbaines. Elle rappelle que les opérations de souscription pour l’obtention d’étals, de magasins et de chambres froides ont été officiellement lancées le mardi 7 avril 2026, sous l’impulsion du gouverneur de la ville, Daniel Bumba Lubaki, à travers le ministère provincial des Finances.
L’enregistrement des candidats se déroule exclusivement au site du Jardin botanique de Kinshasa, où les requérants sont invités à s’identifier entre le 7 et le 20 avril, chaque jour de 8h30 à 16h30. La DGMK précise que cette opération connaît une forte affluence et est encadrée par les services techniques de la ville, notamment l’Agence provinciale pour le développement du numérique (APDNK), chargée de centraliser les données des postulants.
La Direction de Gestion des Marchés de Kinshasa insiste sur le fait qu’aucun système parallèle de perception de frais n’a été mis en place en dehors de ce dispositif officiel. Toute sollicitation de paiement en marge de ce cadre est considérée comme frauduleuse et n’engage que ses auteurs, prévient-elle.
Face à la diffusion de ces informations jugées préjudiciables, la DGMK indique se réserver le droit de saisir les instances judiciaires afin de décourager de telles pratiques. Elle appelle, par ailleurs , les futurs commerçants à la vigilance, les exhortant à se fier uniquement aux communications officielles et à signaler toute tentative suspecte aux services compétents.
Mathieu Kayemba







