Les habitants du quartier Salongo, dans la commune de Limete à Kinshasa, vivent sous la menace constante des inondations causées par la montée des eaux de la rivière Ndjili. Entre canalisations bouchées et urbanisation anarchique, la situation devient de plus en plus préoccupante.
Même en l’absence de pluies diluviennes, plusieurs parcelles et rues restent inondées, plongeant les riverains dans une cohabitation difficile avec les eaux stagnantes. Sur place, le constat est alarmant : les systèmes de canalisation, pour la plupart obstrués ou inexistants, empêchent l’évacuation normale des eaux.
« Les problèmes qu’on a ici, c’est surtout la canalisation. Notre canal est bouché, c’est pourquoi ma parcelle en paie le prix. Les eaux stagnent même sans pluie. Nous sommes en danger. Que l’État nous vienne en aide avec la construction de grands caniveaux », témoigne un habitant, installé dans le quartier depuis plus de 30 ans.
Un autre riverain déplore l’impuissance des habitants face à l’ampleur du problème : « Avec nos petits moyens, on n’arrive pas à attaquer le véritable problème. Que l’État intervienne pour canaliser ces eaux. »
Face à cette menace permanente, certaines familles ont développé des stratégies de survie. Une habitante explique qu’elles surveillent constamment le niveau de la rivière, notamment en raison des pluies en amont : « Quand l’eau monte rapidement, nous savons qu’il y a danger. On évacue nos biens vers le macadam, parfois on dort même dehors pour éviter d’être surpris par les eaux. »
Pour rappel, ce quartier avait déjà enregistré plusieurs victimes et d’importants dégâts matériels lors des inondations survenues l’année dernière, causées par le débordement de la rivière Ndjili.
Alors que des pluies abondantes sont annoncées pour ce mois d’avril, la crainte d’un nouveau drame est bien réelle chez les habitants. La situation reste critique et met une fois de plus les autorités face à l’urgence de mettre en place des solutions durables afin de prévenir de nouvelles catastrophes dans cette zone vulnérable de la capitale congolaise.
Caroline kaja







