La visite présidentielle à Kikwit pour inaugurer le réseau de distribution de la centrale hydroélectrique de Kakobola ne fait pas l’unanimité. Alors que le gouvernement présente le projet comme un moteur de développement, des voix locales dénoncent un populisme électoral.
« Tshisekedi est allé vendre le vent à la population et faire son populisme. La ville de Kikwit n’est pas électrifiée, elle reste dans le noir jusqu’à ce jour », a affirmé Me Hubert Tomo, 1er secrétaire exécutif provincial adjoint de l’ECiDé, exprimant la frustration de certains habitants face aux promesses d’accès à l’électricité.
Le projet inauguré le jeudi 26 mars dernier promet pourtant de transformer le paysage énergétique du Kwilu. La centrale de Kakobola, d’une puissance de 10,5 MW répartie sur trois unités de 3,5 MW, alimentera plus de 9 000 ménages et vise à relancer l’économie locale, créer des emplois et améliorer les services sociaux.
Malgré ces perspectives, la déclaration de Me Hubert Tomo souligne un écart entre les annonces officielles et la réalité vécue par la population. Pour de nombreux habitants, le passage du Président reste symbolique et ne répond pas encore aux besoins immédiats en électricité.
Cette controverse illustre les défis persistants dans le secteur énergétique de la RDC : comment transformer des projets ambitieux en bénéfices tangibles pour la population, tout en naviguant entre communication politique et attentes locales.
Joël Tshim’s







