Goma : l’Union africaine réclame une enquête après une attaque de drones

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Le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, a exprimé sa profonde inquiétude après une frappe de drone survenue à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, qui a coûté la vie à plusieurs civils, dont une employée de l’UNICEF. L’attaque a également provoqué des dégâts dans des zones résidentielles de la ville.

Dans un communiqué publié le 12 mars 2026, la Commission de l’Union africaine a fermement condamné toute action mettant en danger des civils ou des travailleurs humanitaires. L’institution rappelle que le respect du droit international humanitaire est indispensable, et appelle toutes les parties à faire preuve de retenue afin de ne pas aggraver la situation sécuritaire.

Nécessité d’une enquête impartiale

L’Union africaine a souligné qu’il était urgent de mener une enquête indépendante pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque. Elle se dit prête à collaborer avec le gouvernement congolais, les partenaires régionaux et la communauté internationale afin de favoriser une solution politique durable pour la région.

Selon les informations fournies par la rébellion de l’AFC/M23, trois personnes auraient perdu la vie dans l’attaque. Le gouvernement congolais a annoncé qu’il avait ouvert des investigations pour établir la cause et la responsabilité des explosions survenues à l’aube dans la ville.

Une sécurité humanitaire toujours menacée

L’incident à Goma relance les inquiétudes concernant la protection des travailleurs humanitaires dans l’est de la RDC. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires avait recensé une baisse du nombre d’incidents affectant le personnel humanitaire en janvier 2026 (37 incidents) par rapport à décembre 2025 (48 incidents), mais cette attaque pourrait inverser la tendance.

Pression internationale pour le respect du cessez-le-feu

Plusieurs États et organisations internationales, dont la Belgique, le Danemark, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Suisse, le Royaume-Uni, les États-Unis et l’Union européenne, avaient déjà exprimé leur préoccupation face aux violations du cessez-le-feu dans l’est de la RDC. Ces accords avaient été établis lors des Accords de Washington et à Doha en juillet 2025, dans l’objectif de mettre fin durablement aux hostilités.

Malgré ces efforts diplomatiques, la situation reste fragile, avec des tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali, ainsi qu’entre le gouvernement congolais et l’AFC/M23.

Joël Tshim’s

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