La lutte contre la milice Mobondo s’invite déjà au cœur de la prochaine rentrée parlementaire. À quelques jours de la reprise des travaux à l’Assemblée nationale, le ministre délégué près la Défense nationale chargé des anciens combattants, Eliezer Ntambwe Mposhi, a reçu mardi une délégation d’élus de Kinshasa venue s’enquérir de l’évolution de la situation sécuritaire dans le Grand Bandundu et réaffirmer son soutien à la stratégie engagée.
Préoccupés par l’ampleur du phénomène, qui a affecté plusieurs provinces dont Kinshasa, les députés, parmi lesquels des présidents de commissions, ont souhaité s’informer sur les mécanismes mis en place pour parvenir à une pacification durable.
À l’issue des échanges, le député Jared Phanzu, s’exprimant au nom de la délégation, a salué la transparence et l’ouverture dont a fait preuve le ministre.
« Nous sommes venus lui présenter nos civilités et nous imprégner des actions menées ces derniers mois dans les zones affectées. La question Mobondo est transfrontalière et mérite une attention particulière à la veille de la rentrée parlementaire », a-t-il déclaré.
Les discussions ont porté sur les mécanismes engagés pour contenir et éradiquer la milice, ainsi que sur les perspectives de consolidation de la paix dans le Grand Bandundu. Selon les élus, les explications fournies ont permis de mieux cerner les avancées réalisées et les défis encore à relever.
La délégation a également évoqué certaines préoccupations d’ordre environnemental, notamment la présence de militaires dans les zones de cimetières à Kinshasa. Les parlementaires ont apprécié les conseils et orientations reçus, saluant l’esprit d’écoute et la disponibilité du ministre, lui-même ancien élu.
Au terme de la rencontre, les députés se sont dits rassurés par la détermination affichée et par la volonté de maintenir une collaboration étroite avec les représentants du peuple, dans l’optique de garantir un retour définitif à la stabilité dans le Grand Bandundu.
Caroline Kaja







