Kabund : « Réduire la crise de l’Est au M23 est une manipulation politique »

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L’opposant congolais Jean-Marc Kabund-A-Kabund a appelé dimanche 22 février sur France 24 à « ouvrir un vrai débat national » sur l’alternance démocratique, en perspective de l’échéance présidentielle de 2028, date à laquelle le président Félix Tshisekedi ne pourra plus se présenter conformément à la Constitution.

Selon lui, garantir une alternance démocratique crédible et apaisée dépendra de la transparence du processus électoral et du respect des règles constitutionnelles. Pour Kabund, il s’agit d’un enjeu national dépassant les ambitions individuelles : « Il faut un processus crédible, transparent et inclusif » pour éviter toute crise institutionnelle.

Sur le plan sécuritaire, l’opposant conteste la lecture gouvernementale qui réduit la crise dans l’Est au seul M23. « Réduire la crise à l’Est au seul M23 est une erreur », a-t-il affirmé. Selon lui, les violences dans le Nord-Kivu et l’Ituri s’expliquent par la présence de plusieurs groupes armés, dont les Forces démocratiques alliées (ADF), ainsi que par des facteurs structurels tels que les rivalités locales, les tensions communautaires et l’exploitation des ressources naturelles.

Jean-Marc Kabund plaide pour une approche globale et responsable, combinant action militaire, diplomatie régionale et réformes internes du secteur de la sécurité. Il appelle également les autorités à plus de transparence : « Le peuple congolais mérite la vérité », soulignant qu’une communication partielle sur la situation sécuritaire affaiblit la confiance entre gouvernants et gouvernés.

À trois ans de la prochaine présidentielle, les prises de position se multiplient dans la classe politique congolaise. Si le chef de l’État n’a pas encore évoqué officiellement la question de 2028, la limitation constitutionnelle des mandats alimente déjà le débat sur la succession et la consolidation démocratique.

Dans un contexte marqué par l’insécurité persistante à l’Est et les attentes socio-économiques fortes, le débat sur l’alternance pourrait devenir l’un des principaux axes de la vie politique congolaise dans les années à venir.

Caroline kaja

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