Le prix Nobel de la paix congolais, Denis Mukwege, a exprimé de vives critiques à l’égard de la gouvernance en République démocratique du Congo, estimant que les crises que traverse le pays trouvent leur origine dans des défaillances structurelles de l’État.
Dans des déclarations rapportées par L’Orient-Le Jour, le médecin congolais a affirmé que l’instabilité persistante et les difficultés multidimensionnelles de la RDC s’expliquent principalement par un déficit de bonne gouvernance. Selon lui, un État pleinement opérationnel devrait être en mesure d’assurer la sécurité de ses citoyens tout en garantissant une gestion souveraine et transparente des ressources naturelles.
Fondateur de l’hôpital de Panzi, Denis Mukwege a également dénoncé l’exploitation des minerais congolais par des acteurs étrangers, qu’il qualifie de « vautours ». Il a regretté l’incapacité des autorités à préserver ces richesses stratégiques, considérées comme un levier essentiel pour le développement national.
Pour le lauréat du Nobel, une gouvernance responsable constituerait un préalable indispensable à la fin de la prédation des ressources et à la consolidation de la stabilité politique et économique du pays.
Ces prises de position interviennent dans un contexte marqué par la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC et par les débats récurrents autour de la gestion du secteur minier, un enjeu central pour l’avenir du pays.
Loule Kitoko







