À l’occasion de la Journée nationale de deuil collectif observée ce 27 janvier 2026, l’organisation de défense des droits humains Mwanamke Anaweza (MA-ONGDH) a rendu un hommage solennel aux victimes des massacres perpétrés le 27 janvier 2025 dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Dans son message, l’organisation évoque plus de 9 000 civils innocents massacrés, ainsi que plus de 150 femmes et enfants brûlés vifs à la prison centrale de Munzenze, lors de la prise de la ville de Goma. Mwanamke Anaweza attribue ces exactions à l’armée rwandaise (RDF) et à ses alliés du mouvement AFC/M23, dénonçant des crimes d’une extrême gravité.
L’ONG souligne que ces événements ont été marqués par de graves violations des droits humains, des crimes de masse et des atteintes profondes à la dignité humaine. Un an après ces drames, elle affirme que la mémoire des victimes doit demeurer vivante et que la quête de justice reste une exigence fondamentale pour les familles endeuillées et pour l’ensemble de la nation congolaise.
« En ce jour de mémoire, nous honorons les vies fauchées dans l’Est de la RDC, partageons la douleur des familles et réaffirmons l’engagement du peuple congolais pour une paix fondée sur la justice, la vérité et la dignité humaine », indique le message signé par la coordination de l’organisation.
Par ailleurs, Mwanamke Anaweza appelle les citoyens congolais, tant à l’intérieur du pays que dans la diaspora, à s’unir dans ce moment de recueillement, de mémoire collective et de résistance pacifique. L’organisation insiste sur la nécessité de préserver la mémoire de ces crimes afin qu’ils ne soient ni oubliés ni répétés.
Clôturant son message, l’ONG lance un appel solennel.
« Que la mémoire des victimes demeure vivante, que justice soit rendue. Plus jamais ça. »
Un cri du cœur qui résonne comme un rappel du devoir de mémoire et de la lutte contre l’impunité dans une région toujours meurtrie par les violences.
Kanoba Obadias







