Ilemo Mosengo Nzuzi, conducteur de moto-taxi, serait décédé récemment après avoir passé sept mois en détention sans jugement, avant d’être transféré à l’hôpital dans un état de santé très critique. Son cas a suscité une vive émotion sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur le fonctionnement de la justice en République démocratique du Congo.
Face à cette situation, Ados Ndombasi a exprimé sa profonde indignation et appelé à une prise de conscience collective.
« Son crime : avoir dépassé le cortège d’un général.
Sous d’autres cieux, un tel incident soulèverait des masses. Mais ici, en RDC, nous restons passifs tant que le mal ne touche pas directement nos proches… », a-t-il déclaré.
Pour Ados Ndombasi, cette affaire dépasse largement le cas individuel d’Ilemo Mosengo Nzuzi et met en lumière un problème structurel notamment l’accès à une justice équitable demeure limité pour de nombreux citoyens. Il estime que l’injustice peut frapper n’importe qui, indépendamment de son statut social ou politique, d’où la nécessité d’une vigilance citoyenne permanente.
Selon les témoignages relayés, Ilemo Mosengo aurait été interpellé à Mokali, dans la commune de Kimbanseke, pour avoir dépassé l’escorte d’un général des Forces armées de la RDC (FARDC). Un geste considéré comme anodin dans de nombreux pays, mais qui aurait eu pour lui des conséquences lourdes et prolongées.
Dans son message, Ados Ndombasi insiste également sur la responsabilité collective des citoyens.
« Défendre la justice n’est pas l’affaire de l’opposition ou de la société civile seulement, mais celle de chaque citoyen congolais… », a-t-il lâché.
Ce rappel met en exergue l’importance de la solidarité et de la vigilance citoyenne face aux abus de pouvoir.
À ce jour, le décès du moto-taxi n’a pas été confirmé officiellement par les autorités compétentes. Toutefois, son cas continue d’alimenter les discussions sur la protection des droits fondamentaux et l’état de la justice en RDC.
Caroline Kaja







