Le gouvernement congolais est sorti de son silence face aux critiques entourant l’Accord de partenariat stratégique signé entre la République démocratique du Congo et les États-Unis.
Dans une déclaration rendue publique, le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya Katembwe, a contesté avec fermeté les propos attribués au président de la CENCO, Monseigneur Fulgence Muteba, qu’il juge inexacts et trompeurs.
Selon le porte-parole de l’exécutif, plusieurs affirmations relayées au sujet de cet accord ne reposent sur aucun fondement. Il assure notamment que le texte ne prévoit ni un engagement de longue durée de 99 ans, ni la cession de mines, ni la dilapidation des ressources naturelles du pays, encore moins une remise en cause de la souveraineté nationale.
Patrick Muyaya souligne que l’accord fixe avant tout un cadre de coopération fondé sur des principes de transparence et de bénéfices réciproques. Il insiste sur le fait que l’État congolais demeure pleinement maître de ses décisions et conserve le droit de rejeter toute initiative contraire à l’intérêt national.
Le ministre rappelle également que le contenu du document a été rendu public dès sa signature et détaillé lors d’un briefing officiel.
À ses yeux, continuer à soutenir des thèses contraires, malgré ces éclaircissements, s’apparente à une tentative de désinformation de l’opinion.
Adoptant un registre à la fois institutionnel et moral, Patrick Muyaya a invoqué un passage biblique tiré de l’épître aux Éphésiens appelant à la vérité dans les relations humaines, exhortant ainsi les leaders d’opinion à une communication responsable, particulièrement en période de célébrations religieuses.
Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement déplore l’absence de prises de position fermes, selon lui, sur la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est du pays. Il estime que les violences attribuées aux groupes armés, l’agression imputée au Rwanda et la crise humanitaire consécutive aux attaques récentes, notamment à Uvira, auraient dû être dénoncées avec davantage de vigueur.
Il évoque aussi l’exploitation illicite des minerais à Rubaya, affirmant que les exportations de coltan du Rwanda auraient connu une hausse significative au premier semestre 2025.
S’adressant directement au président de la CENCO, Patrick Muyaya s’interroge sur la source des chiffres avancés concernant la durée supposée de l’accord. Il se dit enfin disposé à participer à un débat public, qu’il présente comme un exercice de transparence et de redevabilité, afin d’éclairer l’opinion nationale sur les véritables enjeux de ce partenariat stratégique.
Joël Tshim’s







