Adolphe Muzito : “Je ne vois pas Félix Tshisekedi accepter que Joseph Kabila soit exécuté”

Dans un entretien accordé à Jeune Afrique, l’ancien Premier ministre congolais et actuel président du parti Nouvel Élan, Adolphe Muzito, a déclaré :<< Je ne vois pas Félix Tshisekedi accepter que Joseph Kabila soit exécuté. »

Cette affirmation intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, alors que l’ancien président Joseph Kabila a récemment été condamné à mort par la Haute cour militaire pour des faits qualifiés de trahison et de crimes de guerre, en lien avec le soutien présumé qu’il aurait apporté à la rébellion du M23.

Une déclaration à forte portée politique

En avançant que le chef de l’État, Félix Tshisekedi, ne laisserait pas exécuter son prédécesseur, Adolphe Muzito cherche à apaiser les tensions et à rassurer sur la stabilité du pays.
Pour lui, la justice doit suivre son cours, mais la peine capitale contre un ancien président serait une étape “inimaginable” dans le contexte actuel de la République démocratique du Congo (RDC).

Cette sortie médiatique est perçue par certains observateurs comme un message d’équilibre adressé à la fois aux institutions judiciaires et à la classe politique : éviter que la justice ne soit instrumentalisée ou perçue comme un outil de revanche politique.

Un débat relancé sur la peine de mort

La RDC a levé son moratoire sur la peine de mort en 2024, après plus de vingt ans de suspension.
Cependant, aucune exécution n’a encore été menée, et la question demeure hautement sensible.
L’affaire Kabila, par son caractère symbolique, remet au centre du débat la place de la peine capitale dans un pays en quête de réconciliation et de stabilité.

Entre droit, politique et image internationale

Au-delà de la question juridique, la communauté internationale observe attentivement l’évolution du dossier.
Une éventuelle exécution de Joseph Kabila, figure majeure de la politique congolaise et ancien allié de Félix Tshisekedi, pourrait provoquer une onde de choc diplomatique et sociale, risquant de fragiliser davantage le climat politique interne.

Adolphe Muzito, en prenant position, semble ainsi plaider pour une justice mesurée et politiquement responsable, évitant toute dérive susceptible de replonger le pays dans des divisions profondes.

Joël Tshim’s

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