La première édition de la Journée mondiale du froid s’est achevée vendredi à Kinshasa sur une note de satisfaction. Organisée du 16 au 17 juillet par l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) direction provinciale de Kinshasa, cette rencontre a réuni des techniciens, des experts, des entreprises et des apprenants autour du thème mondial « Le froid intelligent ».
Pendant deux jours, les participants ont pris part à des conférences, des panels, des expositions et des échanges consacrés aux multiples applications du froid, un secteur considéré comme stratégique pour la santé, l’agriculture, l’industrie alimentaire et la transition vers une économie verte.
À la clôture des travaux, le directeur technique de l’INPP, Lutete Mufu Longin, a salué le succès de cette première initiative. Selon lui, la forte mobilisation des professionnels démontre l’intérêt grandissant pour un domaine souvent réduit, à tort, à la seule réfrigération domestique.
« Le froid ne se limite pas aux réfrigérateurs. Il intervient dans la conservation des vaccins, des aliments et dans plusieurs secteurs essentiels au développement », a-t-il expliqué, soulignant que les différentes communications ont permis d’élargir la compréhension des enjeux liés à cette filière.
Le responsable de l’INPP a également indiqué que cette première édition constitue un levier pour renforcer les capacités de l’établissement, notamment à travers le développement de nouvelles compétences et l’acquisition d’un plateau technique moderne dédié aux métiers du froid. Fort de cette réussite, il a annoncé la volonté de pérenniser l’événement afin d’en faire un rendez-vous annuel.
Pour Lutete Mufu Longin, l’avenir du secteur est intimement lié aux ambitions économiques du pays. Il a invité la population, particulièrement les jeunes, à s’intéresser davantage aux métiers du froid, estimant que leur développement contribuera à la réduction des pertes alimentaires, à l’amélioration des services de santé et à l’essor de l’économie verte.
De son côté, le président de l’Association congolaise des professionnels du froid et de la climatisation, Adlain Eyarmwen Nkie-Akan, a rappelé que la République démocratique du Congo dispose d’un important potentiel dans ce secteur, mais qu’elle doit encore investir davantage pour structurer une véritable chaîne de froid.
Selon lui, le froid ne constitue pas un luxe, mais une nécessité pour le développement national. Il a notamment insisté sur les importantes pertes post-récolte enregistrées par les producteurs agricoles, faute d’infrastructures adaptées à la conservation des produits.
Le président de l’ACOPROFa plaidé pour la mise en place d’une chaîne de froid responsable, durable et économiquement accessible, tout en appelant les autorités publiques à reconnaître le rôle stratégique de cette filière dans le développement de la RDC.
La cérémonie de clôture a également été marquée par les témoignages d’anciens apprenants de l’INPP aujourd’hui actifs dans les métiers du froid et de la climatisation. À travers leurs parcours professionnels, ils ont partagé leurs expériences et les opportunités qu’offre ce secteur en pleine expansion. Ces échanges ont aussi permis de sensibiliser les entreprises à l’importance d’accueillir des stagiaires afin de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes formés par l’INPP.
Cette première édition de la Journée mondiale du froid aura ainsi posé les bases d’une dynamique nationale en faveur de la professionnalisation des métiers du froid, avec l’ambition de faire de cette filière un véritable moteur de développement économique, de sécurité alimentaire et de santé publique en République démocratique du Congo.
Loule Kitoko







