La France a réaffirmé, vendredi, son soutien à un règlement politique de la crise dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en appelant les parties au conflit à respecter leurs engagements et à mettre un terme aux hostilités. S’exprimant devant le Conseil de sécurité des Nations Unies, l’ambassadeur français, Jérôme Bonnafont, a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu effectif pour créer les conditions d’un retour à la paix.
Le diplomate a fait part de la préoccupation de Paris face à la poursuite des combats et à la multiplication des attaques dans les zones affectées. Il a notamment évoqué l’utilisation de drones, rappelant qu’un agent de l’UNICEF avait été visé à Goma. À ce sujet, il a demandé que « la transparence sur les responsabilités » soit établie.
Jérôme Bonnafont a également condamné l’attaque menée contre l’aéroport de Kisangani, situé à plusieurs centaines de kilomètres des principales lignes de front. Selon lui, cette offensive traduit l’absence d’une véritable volonté de mettre en œuvre le cessez-le-feu.
« La continuation des combats menace la population. Un cessez-le-feu effectif est essentiel pour donner une chance à la paix », a-t-il déclaré devant les membres du Conseil.
Sur le plan humanitaire, le représentant français a évoqué la résurgence de l’épidémie d’Ebola en RDC. Il a annoncé une aide d’urgence de la France en appui à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et aux partenaires humanitaires, tout en plaidant pour la réouverture de l’aéroport de Goma afin de faciliter l’acheminement de l’assistance.
Abordant les aspects politiques du conflit, l’ambassadeur a rappelé que les dispositions de la résolution 2773 du Conseil de sécurité imposent notamment la cessation immédiate des hostilités, le retrait des forces étrangères du territoire congolais, la fin de tout soutien au M23 ainsi que la neutralisation des FDLR par les autorités congolaises.
« La souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC sont non négociables », a insisté Jérôme Bonnafont, estimant qu’une paix durable suppose également la fin des discours de haine, des progrès dans le dialogue politique congolais et la lutte contre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les groupes armés.
En conclusion, le diplomate français a rappelé qu’« il n’y a pas de solution militaire à ce conflit » et a exhorté le Conseil de sécurité à mobiliser l’ensemble des instruments dont il dispose, y compris le régime de sanctions en cours de renouvellement, afin de favoriser un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs.
Joël Tshim’s







