Le mouvement politique Sauvons la RDC est monté au créneau ce jeudi 25 juin pour dénoncer ce qu’il qualifie d’attaques de l’Union sacrée contre la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO), dans un contexte marqué par les débats autour d’une éventuelle révision de la Constitution.
Dans un communiqué signé par dix de ses membres fondateurs, dont Franck Diongo, Seth Kikuni, Raymond Tshibanda et Claudel André Lubaya, le mouvement condamne une déclaration de la majorité présidentielle qu’il considère comme une série « d’accusations sans preuve » et de « violences verbales » dirigées contre l’Église catholique.
Selon les signataires, ces prises de position s’inscrivent dans ce qu’ils décrivent comme « la recette habituelle du pouvoir contre toute voix dissidente ». Ils estiment que les critiques formulées contre la CENCO visent à discréditer une institution qui continue de s’exprimer sur les grandes questions nationales.
Sur le fond, Sauvons la RDC affirme que l’idée d’un référendum constitutionnel ne répond pas aux préoccupations prioritaires de la population. Le mouvement considère cette initiative comme « une manœuvre destinée à couvrir l’incompétence du pouvoir » et à détourner l’attention des défis majeurs auxquels le pays reste confronté, notamment l’insécurité, la corruption, les épidémies et la pauvreté.
Dirigée par Joseph Kabila, la plateforme réaffirme son opposition à toute modification de la Constitution. Elle rappelle que la loi fondamentale avait été adoptée lors du référendum de décembre 2005 avec près de 85 % des suffrages exprimés.
Dans son communiqué, Sauvons la RDC appelle enfin les forces vives de la nation à se mobiliser pour, selon ses termes, « sauver la Constitution, sauver la démocratie et sauver la République ». Le mouvement promet de poursuivre ses actions de sensibilisation contre toute initiative visant à modifier le texte constitutionnel actuel.







