Le président Félix Tshisekedi privilégierait une nouvelle approche du dialogue politique en République démocratique du Congo, en proposant l’organisation d’« États généraux de la Refondation de l’État pour le Salut de la Patrie », selon des informations relayées notamment par Jeune Afrique.
Cette initiative serait présentée en alternative au dialogue inclusif soutenu par la médiation de l’Angola, qui visait à rassembler les principales forces politiques et les acteurs impliqués dans les conflits sécuritaires.
D’après ces informations, le format envisagé par Kinshasa réunirait environ 500 participants issus de divers secteurs de la société, mais sans la participation de l’ancien président Joseph Kabila Kabange, ni celle de l’ex-président de la CENI Corneille Nangaa, aujourd’hui associé à des mouvements politico-militaires, ni des groupes armés actifs dans l’Est du pays.
Cette orientation marque un tournant dans la stratégie politique du gouvernement, qui semble vouloir privilégier un cadre national de réflexion et de réforme institutionnelle, en dehors d’un dialogue inclusif élargi.
Dans l’opposition et certaines plateformes politiques, cette option suscite déjà des interrogations sur la capacité d’un tel format à traiter durablement la crise sécuritaire persistante dans l’Est de la RDC.







