Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) accusent les combattants de la coalition RDF-AFC/M23 d’avoir exécuté sommairement dix civils dans la localité de Kiseguru, en territoire de Rutshuru, dans la province du Nord-Kivu.
Dans un communiqué publié mercredi 3 juin, l’armée congolaise affirme que les faits se sont déroulés la veille, le 2 juin, dans cette localité située près du Parc national des Virunga, au sein du groupement de Binza, dans la chefferie de Bwisha.
Selon les FARDC, plusieurs autres habitants auraient également été arrêtés par les éléments de la coalition RDF-AFC/M23 avant d’être transférés à la prison centrale de Kanyangambi, à Rutshuru-Centre. Les personnes interpellées auraient été accusées d’entretenir des liens avec les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR).
L’armée congolaise qualifie ces actes de « nouvelle violation du droit international humanitaire » et condamne fermement ce qu’elle considère comme des exactions commises contre les populations civiles dans les zones sous contrôle de la rébellion.
« Les Forces armées de la République démocratique du Congo réaffirment leur détermination à poursuivre leur mission de protection des populations civiles et de défense de l’intégrité territoriale », indique le communiqué signé par le lieutenant-colonel Mak Hazukay, porte-parole ad intérim des FARDC.
Cette nouvelle accusation intervient dans un contexte sécuritaire toujours tendu dans l’est de la République démocratique du Congo, où les violences armées continuent de faire des victimes civiles malgré les efforts diplomatiques engagés pour ramener la paix dans la région.
Joël Tshim’s







