Le secrétaire national du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé), Mike Isem, a salué, ce mercredi 3 juin, l’adhésion de la population congolaise à l’opération « ville morte » initiée par la coalition Article 64 pour protester contre un éventuel projet de révision de la Constitution.
Dans une déclaration, le cadre de l’ECiDé a adressé ses félicitations aux habitants de Kinshasa ainsi qu’aux citoyens de l’intérieur du pays pour avoir, selon lui, massivement observé ce mouvement de contestation.
« C’est un signal fort adressé au régime en place afin qu’il comprenne que le peuple ne veut ni d’un troisième mandat, ni d’un changement de la Constitution, ni d’un quelconque projet de balkanisation du pays », a-t-il déclaré.
Pour Mike Isem, cette journée a constitué une forme de référendum populaire permettant de mesurer l’opinion de la population sur la question de la révision constitutionnelle. Il affirme que la faible circulation observée dans plusieurs quartiers de la capitale, ainsi que la fermeture de nombreuses écoles, universités, administrations et commerces, témoignent de l’adhésion de la population à l’appel lancé par la coalition.
« Les images parlent d’elles-mêmes. Dans une ville de plus de 20 millions d’habitants, seuls quelques motocyclistes tentaient de faire croire que les activités se déroulaient normalement », a-t-il soutenu.
Le responsable de l’ECiDé a également annoncé qu’une mise au point officielle sera faite dans les prochaines heures par les dirigeants de la coalition Article 64 afin de dresser le bilan de cette journée et de dévoiler les prochaines actions envisagées.
Il a par ailleurs réaffirmé la détermination de son camp à poursuivre la mobilisation jusqu’au retrait définitif de tout projet de modification de la Constitution.
Mike Isem a appelé les députés nationaux à renoncer à toute initiative allant dans ce sens et à privilégier, selon lui, la recherche de solutions aux défis sécuritaires, économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
« Nous resterons debout jusqu’au retrait de ce projet. Les élus du peuple doivent écouter la voix de leurs électeurs et œuvrer à la résolution des véritables préoccupations de la nation », a-t-il conclu.
Josué Lelo







