L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a mené une série de visites de terrain à Nyankunde, dans la province de l’Ituri ce lundi 1er juin, afin de renforcer les actions de lutte contre l’épidémie d’Ebola causée par le virus Bundibugyo. Cette mission s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour contenir la propagation de la maladie, protéger les personnels de santé et accroître l’adhésion des communautés aux mesures de prévention.
Au cours de ces visites, les équipes de l’OMS ont échangé avec les autorités sanitaires locales, les prestataires de soins et les communautés affectées. Les discussions ont mis en lumière le rôle crucial des interventions intégrées en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement (WASH), ainsi que des mesures de prévention et de contrôle des infections (PCI), dans la protection des agents de première ligne et la réduction des risques de transmission dans les structures sanitaires.
Face à une flambée épidémique qui continue de toucher plusieurs zones de santé de l’Ituri, dont Nyankunde, l’OMS renforce son appui technique et logistique aux autorités sanitaires congolaises. Avec le soutien de partenaires et donateurs internationaux, notamment le gouvernement du Royaume-Uni à travers le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO) et la Fondation Gates, l’organisation fournit des médicaments essentiels, des équipements médicaux et du matériel de protection individuelle aux établissements de santé de la région.
« La protection des travailleurs de santé demeure une priorité absolue. Les mesures de prévention et de contrôle des infections sont essentielles pour éviter les contaminations au sein des structures sanitaires et assurer la continuité des services de santé », ont souligné les équipes de l’OMS sur le terrain.
L’épidémie actuelle d’Ebola Bundibugyo représente un défi particulier pour les autorités sanitaires, cette souche du virus ne disposant pas encore de vaccin homologué ni de traitement spécifique. Les stratégies de riposte reposent donc principalement sur la détection précoce des cas, la prise en charge rapide des patients, le suivi des contacts, l’engagement communautaire et le renforcement des mesures d’hygiène et de biosécurité. Les interventions WASH et PCI constituent ainsi un pilier fondamental de la réponse sanitaire.
Les visites de terrain à Nyankunde ont également permis de sensibiliser les populations sur les moyens de prévention, notamment le lavage régulier des mains, le signalement rapide des cas suspects et l’adoption de pratiques sûres lors des soins et des cérémonies funéraires.
Alors que l’Ituri demeure l’épicentre de cette nouvelle flambée d’Ebola en République démocratique du Congo, l’OMS réaffirme son engagement à travailler aux côtés du ministère de la Santé, des partenaires humanitaires et des communautés locales pour mettre fin à la transmission du virus et sauver des vies : « Ensemble, nous pouvons vaincre Ebola Bundibugyo », rappelle l’OMS, en appelant à la solidarité de tous les acteurs engagés dans la riposte.
Rose Makengo







