L’opposition congolaise a annoncé l’organisation d’une journée « ville morte » le mercredi 3 juin prochain sur l’ensemble du territoire national pour protester contre ce qu’elle considère comme une violation de la Constitution par le président Félix Tshisekedi.
Dans un communiqué politique, plusieurs leaders de l’opposition accusent le chef de l’État de vouloir imposer une révision constitutionnelle dans un contexte marqué par une grave crise sécuritaire dans l’Est du pays.
Les opposants dénoncent également une supposée « cogestion du pays avec Paul Kagame », en référence aux accusations récurrentes portées contre le Rwanda concernant son soutien présumé à la rébellion de l’AFC/M23 qui occupe plusieurs localités dans le Nord-Kivu.
À travers cet appel à la cessation des activités, l’opposition entend faire pression sur le pouvoir afin d’obtenir l’abandon du projet de référendum et de toute initiative liée à une modification de la Constitution.
Cette mobilisation intervient alors que les tensions politiques se multiplient autour de la proposition de loi portant organisation du référendum, récemment déclarée recevable par la Commission politique, administrative et juridique (PAJ) de l’Assemblée nationale.
Pendant ce temps, la majorité présidentielle continue de défendre le projet, affirmant qu’il s’inscrit dans le cadre du respect de la souveraineté populaire et du droit du peuple congolais à se prononcer sur les réformes institutionnelles.
La journée du 3 juin s’annonce ainsi comme un nouveau test politique entre le pouvoir et l’opposition, dans un climat déjà tendu par les enjeux sécuritaires et institutionnels qui secouent actuellement la RDC.







