Après les graves incidents survenus lors de la rencontre entre AS Vita Club et FC Les Aigles du Congo, plusieurs voix appellent désormais le parquet à ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités autour des violences et des soupçons de corruption dans l’arbitrage.
Le match a basculé dans le chaos après des décisions arbitrales vivement contestées par les supporters de Vita Club. Les fans des Vert et Noir dénonçaient notamment l’annulation d’un deuxième but jugé valable, l’arbitre ayant signalé un hors-jeu que de nombreux observateurs estiment inexistant.
La tension est montée après l’égalisation des Aigles du Congo (1-1), déclenchant une violente colère dans les tribunes. Des supporters ont envahi la pelouse, provoquant des scènes de panique, des actes de vandalisme et d’importants dégâts matériels.
Le bilan provisoire fait état de plusieurs blessés graves ainsi que d’un mort, selon des témoignages recueillis sur place.
Dans le sillage de cette affaire qui secoue le football congolais, le nom de Vidiye Tshimanga revient avec insistance dans les débats autour des accusations de manipulation et d’influence dans le football national, même si aucune accusation officielle n’a été formulée à son encontre.
La polémique a pris une nouvelle dimension après la réaction très virulente de Flory Mapamboli, président de Vita Club.
« Ce type est, pour le football congolais, ce qu’est le cancer pour le corps humain. Il est également un danger pour la sécurité publique. Je n’ai jamais vu un homme aussi immoral. Il arrive à corrompre tout le monde », a-t-il écrit.
Ces déclarations, largement relayées sur les réseaux sociaux, accentuent la pression sur les autorités judiciaires et sportives, appelées à faire toute la lumière sur cette affaire qui relance le débat sur la sécurité dans les stades, l’impartialité de l’arbitrage et la gouvernance du football en République démocratique du Congo.







