C4 : un “Club des Courtisans et Caméléons constitutionnels”, selon Ferdinand Kambere

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Le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution en République démocratique du Congo prend une nouvelle tournure politique, marquée par la formation de nouveaux fronts et structures au sein de la classe politique. Dans une déclaration critique, sur son compte X l’opposant Ferdinand Kambere accuse certains acteurs de la majorité présidentielle de revirement opportuniste, à la suite de l’annonce de la création du « C.4 » par le secrétaire général de l’UDPS, Augustin Kabuya.

Selon lui, cette nouvelle structure politique serait perçue comme une réponse directe à la mobilisation de l’opposition et de la société civile contre toute tentative de modification des dispositions constitutionnelles relatives à la limitation des mandats présidentiels.

Ferdinand Kambere dénonce ce qu’il qualifie de changement de discours au sein de certains cadres politiques. Hier, rappelle-t-il, plusieurs d’entre eux défendaient avec fermeté l’intangibilité de la Constitution, notamment les articles consacrant la limitation du nombre et de la durée des mandats présidentiels.

Aujourd’hui, poursuit-il, ces mêmes acteurs soutiendraient l’idée d’une révision constitutionnelle, une orientation que l’opposition interprète comme une stratégie visant à prolonger le maintien au pouvoir.
L’annonce du « C.4 » par l’Union sacrée alimente ainsi des interprétations contradictoires.

Présenté par ses initiateurs comme un cadre de mobilisation politique, ce dispositif est qualifié par ses détracteurs de « Club des Courtisans et Caméléons constitutionnels », une formule utilisée pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une adaptation politique aux intérêts du moment.
Dans son argumentaire, Kambere insiste sur la résistance citoyenne fondée sur l’article 64 de la Constitution, qui consacre le droit et le devoir de s’opposer à toute tentative de violation du texte fondamental.

Cette mobilisation serait portée, selon lui, par plusieurs structures, notamment le Mouvement Sauvons la RDC, la plateforme C.64, ainsi que des acteurs religieux regroupés au sein de la CENCO-ECC, en plus d’autres forces sociales et citoyennes.

Au-delà des prises de position, ce débat illustre une polarisation croissante autour de la question constitutionnelle en RDC. Entre partisans d’une révision et défenseurs de l’intangibilité du texte fondamental, les tensions politiques s’intensifient.
Pour Ferdinand Kambere, l’histoire politique du pays montre que les dynamiques populaires finissent souvent par s’imposer face aux stratégies de communication politique.

Alors que la controverse autour du « C.4 » continue de susciter des réactions, la question constitutionnelle s’impose désormais comme l’un des principaux fronts politiques du moment. Entre accusations de manipulation, mobilisation citoyenne et discours institutionnels, la confrontation politique apparaît loin d’être terminée.

Caroline kaja

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