Augustin Kabuya a relancé le débat sur la réforme constitutionnelle en République démocratique du Congo en évoquant un possible retour à la Constitution élaborée lors de la Conférence nationale souveraine de 1992.
Dans une déclaration faite le dimanche 17 mai 2026, le secrétaire général du parti présidentiel a affirmé que cette Constitution avait été rédigée « sans pression » par les Congolais et qu’elle pourrait servir de base pour une nouvelle adaptation institutionnelle du pays.
« Nous devons reprendre la Constitution de 1992, rédigée sans pression par tous les Congolais lors de la Conférence nationale souveraine. Les travaux étaient dirigés par le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Tata Cardinal doit en avoir une copie. Nous allons adapter cette Constitution à nos réalités », a déclaré Augustin Kabuya.
La sortie médiatique du responsable de l’UDPS intervient dans un contexte de fortes tensions politiques autour des discussions sur une éventuelle révision de la Constitution actuellement en vigueur en RDC.
La Conférence nationale souveraine (CNS), organisée au début des années 1990, avait réuni plusieurs composantes sociopolitiques du pays dans le but de jeter les bases d’une transition démocratique après des décennies de régime du maréchal Mobutu. Les travaux étaient dirigés par Laurent Monsengwo Pasinya, figure marquante de l’histoire politique congolaise.
Les déclarations d’Augustin Kabuya risquent de raviver davantage les débats entre partisans et opposants d’une réforme constitutionnelle, alors que plusieurs acteurs politiques et organisations citoyennes continuent de mettre en garde contre toute modification susceptible d’affecter l’équilibre institutionnel et le processus démocratique dans le pays.







