Le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a exprimé son soutien à la République démocratique du Congo confrontée à une nouvelle flambée de la maladie à virus Ebola dans la province de l’Ituri. Cette 17ᵉ épidémie touche particulièrement les zones de santé de Mongwalu, Rwampanga et Bunia, situées dans l’est du pays.
Dans une déclaration rendue publique ce dimanche 17 mai, le chef de l’État sud-africain, également champion de l’Union africaine pour la prévention et la gestion des pandémies, a salué la rapidité avec laquelle les autorités congolaises ont annoncé l’apparition des nouveaux foyers liés à la souche Bundibugyo du virus Ebola.
Face à cette variante pour laquelle aucun vaccin ni traitement spécifique n’est actuellement disponible, Cyril Ramaphosa a insisté sur l’importance d’une réaction immédiate. Selon lui, la détection rapide des cas, la transmission efficace des informations sanitaires et des interventions fermes demeurent indispensables pour éviter une propagation régionale de l’épidémie.
Le dirigeant sud-africain a également adressé un message de solidarité aux populations congolaises et ougandaises affectées, tout en rendant hommage aux agents de santé mobilisés sur le terrain. Il a par ailleurs félicité les États voisins ayant renforcé les contrôles sanitaires aux frontières ainsi que les mécanismes de surveillance et de coordination d’urgence.
Cyril Ramaphosa a aussi salué l’implication des Centres africains de contrôle et de prévention des maladies (CDC Afrique) ainsi que celle de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qu’il remercie pour leur soutien rapide et leurs efforts de coordination régionale.
Le président sud-africain a appelé les gouvernements congolais et ougandais à maintenir une collaboration étroite avec les équipes médicales et les communautés locales afin de stopper la propagation du virus à sa source, dans un climat de confiance et de transparence.
Soulignant la forte mobilité des populations dans la région des Grands Lacs, marquée également par l’insécurité et les déplacements humanitaires, il a plaidé pour une réponse concertée et urgente face aux risques de transmission transfrontalière.
De son côté, le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, s’est rendu en Ituri afin d’évaluer la situation sanitaire et renforcer les mesures de riposte. Lors de sa visite, il a annoncé l’installation de centres de traitement à Mongwalu, Rwampanga et Bunia, les principales zones affectées par cette nouvelle résurgence d’Ebola officiellement déclarée le 15 mai dernier.
Joël Tshim’s







