Le siège provincial du PPRD (Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie), situé sur le boulevard Sendwe dans la commune de Kalamu à Kinshasa, a été la cible d’un incendie lundi après-midi, attribué à des militants de l’UDPS. L’attaque est intervenue peu après une mobilisation politique marquée par le dépôt d’un mémorandum à l’ambassade des États-Unis.
Selon plusieurs sources concordantes, des jeunes militants de l’Union pour la démocratie et le progrès social, de retour de la mission diplomatique américaine, se sont dirigés vers les installations du parti de l’ancien président Joseph Kabila, où ils ont mis le feu à une partie des locaux. L’incendie a causé d’importants dégâts matériels.
Jusqu’à présent, aucun bilan officiel n’a été communiqué, que ce soit sur d’éventuelles victimes ou sur des arrestations. Les autorités compétentes ne se sont pas encore exprimées sur les mesures prises pour sécuriser les permanences des partis politiques dans la capitale.
Plus tôt dans la journée, des militants de l’UDPS s’étaient rassemblés devant l’ambassade des États-Unis pour remettre un mémorandum exigeant notamment des actions judiciaires contre Joseph Kabila. Cette démarche fait suite aux sanctions américaines récemment annoncées à son encontre.
Les autorités américaines reprochent à l’ancien président d’apporter un appui à des groupes armés, dont l’AFC/M23, et d’alimenter l’insécurité dans l’Est de la RDC. Parmi les mesures prises figurent notamment le gel de ses avoirs sous juridiction des États-Unis.
Au sein de la majorité présidentielle, l’UDPS a salué ces sanctions visant l’ex-chef de l’État. En revanche, son entourage les rejette fermement, les jugeant infondées et injustes.
Caroline kaja







