L’ancien président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila, a vivement réagi aux sanctions prises à son encontre par les États-Unis. Dans une déclaration relayée par son cabinet, il conteste fermement les motifs ayant conduit à cette décision et annonce son intention d’engager des actions légales pour obtenir des explications et défendre sa réputation.
Dans ce communiqué, Joseph Kabila juge la décision de Washington surprenante et remet en cause les éléments ayant servi de base à cette désignation.
« La décision américaine est d’autant plus étonnante qu’elle se fonde sur le narratif du pouvoir de Kinshasa qui avait été incapable de soutenir les accusations formulées contre lui par la moindre preuve devant la justice militaire congolaise pourtant aux ordres », a-t-il déclaré par l’entremise de son cabinet.
Mais l’essentiel de sa réaction porte sur la riposte judiciaire qu’il entend engager. L’ancien chef de l’État affirme se réserver le droit de saisir les mécanismes légaux appropriés afin de contester officiellement cette mesure américaine.
« Le Président Joseph Kabila se réserve le droit d’instruire ses conseils d’activer les voies légales appropriées afin de contester la décision prise contre lui, d’exiger les éléments vérifiables ayant fondé cette désignation et de défendre son honneur, son parcours et sa contribution historique à la stabilité de la RDC », précise le communiqué.
À travers cette déclaration, Joseph Kabila affiche clairement sa volonté de porter le dossier sur le terrain juridique international, estimant que les accusations relayées contre lui ne reposeraient sur aucun fondement probant.
Cette réaction intervient dans un climat politique déjà tendu, au lendemain de l’annonce des sanctions américaines qui ont provoqué de nombreuses réactions au sein de la classe politique congolaise.
En annonçant une possible contre-offensive judiciaire, l’ancien président ouvre une nouvelle séquence dans ce bras de fer diplomatique et politique, avec en ligne de mire la défense de son image et la contestation des griefs formulés contre lui.







